Presstalis : le plan de reprise de la filiale marseillaise dans l’impasse

Expopresse

L'offre de reprise présentée par les salariés de la filiale à Marseille de la messagerie Presstalis, la SAD, "n'apporte aucune garantie" permettant un retour des titres nationaux en kiosques, a regretté samedi le représentant de l'union professionnelle des marchands de journaux.  "Nous sommes déçus par l'offre qui a été faite, leur plan n'apporte aucune garantie sur la distribution de la presse dans un futur proche", a déclaré à l'AFP Christian Andrieux, le représentant de Culture Presse. Depuis plusieurs semaines, magazines et journaux nationaux sont introuvables à Marseille et dans plusieurs régions du sud-est de la France en raison des ennuis financiers de Presstalis. La filiale de e cette dernière, la SAD, a été placée en liquidation judiciaire. Une partie des quelque 130 salariés occupe depuis le site de Marseille. Avec le soutien de la CGT, ces salariés ont proposé un projet de reprise via une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) détenue par le personnel, les usagers et les éditeurs ont-ils rappelé vendredi lors d'une conférence de presse, en présence de M. Andrieux et de certains distributeurs de presse. "Nous soutenons toutes les initiatives qui permettent une reprise de la diffusion de la presse, dont celle de la CGT puisqu'il n'y a pas d'autre proposition", avait déclaré vendredi M. Andrieux. Mais à l'issue de la conférence de presse et après examen de ce qui a été avancé par la CGT et les salariés de Presstalis, le représentant des marchands de journaux estime samedi que leur plan "n'est pas sous-tendu par un vrai projet". "Il n'y a pas de vrai projet de financement, on voit qu'il n'y a pas d'éditeurs derrière, et nous avons peur que dans deux mois on en soit encore au même stade", a-t-il expliqué. Déplorant "qu'on laisse mourir les marchands de journaux dans le silence" hors de Paris, il a appelé à ce que toutes les parties, dont Presstalis et les éditeurs de presse, prennent leurs responsabilités. "Pour l'instant, on a l'impression d'être des otages d'un problème entre Presstalis et ses salariés", a-t-il ajouté.

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