Rachida Dati : « on ne va pas rester comme ça » sur l’audiovisuel public

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Rachida Dati, ministre de la Culture

Dans une interview conjointe accordée jeudi dernier à France Bleu Pays d'Auvergne et France 3 Auvergne, à l’occasion d’un déplacement à Clermont-Ferrand pour la 46ème édition de son Festival du court-métrage, la nouvelle ministre de la Culture Rachida Dati a souligné à nouveau son « attachement » à l’audiovisuel public. Mais puisqu’aujourd’hui, force est de le constater, il y dans ce secteur de « forts bouleversements, des mutations technologiques importantes, l'irruption de l'intelligence artificielle »… Puis, le public « n'est plus le même, les jeunes ne sont plus du tout sur ces écrans (…) Et donc, on ne va pas rester comme ça, à regarder non seulement le train passer, mais le train nous écraser (…) il est important de réformer », a-t-elle assené. Elle rappelle ainsi, comme elle l’avait indiqué tout récemment devant les députés, qu’il avait déjà un texte qui avait été adopté au Sénat, présenté par Laurent Lafon en mai 2023. Ce texte a pour mesure-phare la création d'une holding, nommée France Médias, composée de quatre filiales, France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, ainsi que l'Institut national de l'audiovisuel (INA), qui passerait du statut d'établissement public à celui de société. Détenue à 100% par l'État.

Une rencontre prochaine avec les parlementaires

« Je pense qu'il faut le porter, parce que sinon, à un moment donné, l'audiovisuel public et de proximité sera réduit à une portion congrue » ou cela (n’existera plus). Et donc, d'abord, il faut des coopérations, des synergies », a plaidé la ministre. Avant d’ajouter que sur les réseaux locaux, avec France Bleu et France 3, « il y avait effectivement une volonté de fusion qui avait commencé, et d'ailleurs madame Ernotte (présidente de France Télévisions, NDLR) s'y était engagée, y compris sur la gouvernance unique à cette époque quand les débats ont commencé (…) il faut juste ne pas changer d'avis et cette réforme, je la porterai ». Dans ce contexte, Rachida Dati annonce qu’elle rencontrerait les parlementaires « très prochainement ». De quoi mettre en avant ses « intuitions » et ses « convictions ». « Il ne faut pas esquiver le débat, il ne faut pas le contourner. Il ne faut pas non plus se dérober, il faut être responsable. Et moi, j'appelle à la responsabilité, la déontologie, chacune et chacun », a-t-elle conclu.

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