Vivendi : Bolloré fils succède à Bolloré père à la présidence du conseil de surveillance

Yannick Bolloré a été nommé jeudi président du conseil de surveillance de Vivendi, succédant à son père, l'industriel breton Vincent Bolloré, a indiqué le groupe dans un communiqué. Créant la surprise, Vincent Bolloré avait annoncé au cours de l'assemblée générale du groupe à la mi-journée qu'il allait quitter la présidence du conseil et proposer que son fils Yannick, actuellement à la tête du groupe de publicité Havas, prenne sa place. "Je proposerai tout à l'heure de nommer Yannick Bolloré à la présidence du conseil de surveillance de Vivendi", avait annoncé l'industriel breton, qui occupait ce poste depuis 2014, lors de l'assemblée générale du groupe de médias. "C'est la dernière assemblée que je préside", "il faut céder la place aux jeunes", a-t-il ajouté. Yannick Bolloré, 38 ans, est actuellement le PDG d'Havas, absorbé par Vivendi l'an dernier. Le groupe a confirmé cette nomination peu après dans un communiqué. "Le conseil de surveillance a décidé à l'unanimité de nommer M. Yannick Bolloré à sa présidence en remplacement de M. Vincent Bolloré entré dans sa 67ème année", indique le texte. Le conseil a également "confirmé la vice-présidence référente de Philippe Bénacin" pour 4 ans et le renouvellement en tant que membre d’Aliza Jabès, Cathia Lawson-Hall et Katie Stanton pour la même durée. L’assemblée générale a en outre nommé Michèle Reiser en qualité de membre du conseil de surveillance pour 4 ans également. Vincent Bolloré a déjà pris de la distance avec le groupe Canal+ en abandonnant le 10 avril la présidence du conseil de surveillance de la filiale de TV payante à Jean-Christophe Thiery. Maxime Saada a repris le rôle de ce dernier à la présidence du directoire de Canal+. L'homme d'affaires a mentionné à plusieurs reprises son projet de se retirer des affaires en 2022 pour céder la place à ses quatre enfants. Yannick Bolloré est donc intervenu jeudi pour la première fois à une assemblée générale de Vivendi. Il a présenté l'activité de Havas aux actionnaires, se félicitant "d'une intégration réussie dans Vivendi", mais n'a donné aucune indication sur les perspectives financières de la filiale.

Universal bientôt cotée ?

Par ailleurs, Arnaud de Puyfontaine a laissé entendre que Vivendi pourrait relancer l'idée d'une cotation de sa filiale de musique Universal, qui représente 45% du chiffre d'affaires du groupe. Nous avons (...) lancé un travail permettant de présenter au conseil de surveillance les bénéfices d'une éventuelle cotation d'UMG" (Universal Music Group), a-t-il déclaré.  Vivendi considère que la capitalisation d’Universal est sous-évaluée et voit en cette opération une façon de redresser la valorisation du groupe dans son ensemble, tout en dégageant des liquidités. Le groupe qui traverse une période difficile en Italie, a par ailleurs confirmé sa détermination à se battre pour garder le contrôle de l'opérateur Telecom Italia, dont il est le premier actionnaire, alors qu'il est attaqué par le fonds activiste Elliott.

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