L'Express et Le Point réfléchissent à la fin du tout gratuit sur la Toile

Terminé le tout gratuit pour les sites des news magazines français ? La crise du marché publicitaire passant par là, leur réflexion évolue. Selon Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L'Express en charge du numérique interrogé par l'AFP, « à partir du moment où les revenus de la publicité ralentissent, on est forcé de se poser la question » du modèle gratuit ou payant. « Pour l'instant, il n'y a rien de prévu et la décision n'est pas prise. On est en phase d'étude et de réflexion. On se penche sur la manière de faire payer sur le site. La question est de savoir quel est le bon modèle ». « Ce qui nous paraît viable, c'est-à-dire le meilleur équilibre entre la perte de trafic et de rentrées publicitaires et les abonnements, c'est le paywall", estime-t-il, déjà adopté par des journaux anglophones comme le « Financial Times » ou le « New York Times », ou « Les Echos » en France. La question est : « où met-on le curseur ? Est-ce qu'on ferme tout ou seulement certaines parties du site ? Dans tous les cas, ça ne se fera pas avant quelques mois car il y a de grosses implications techniques et il faut trouver les modes de paiement adéquats" » détaille le responsable de ce site.

Même son de cloche au « Point » où «le site (...) reste gratuit jusqu'à la fin de l'année. On réfléchit à la mise en place d'une zone payante sur le site sous la forme de freemium », a pour sa part expliqué Jérôme Béglé, rédacteur en chef du Point.fr. La principale raison avancée, « avoir une seconde source de revenus, comme partout ailleurs », assure-t-il tout en soulignant néanmoins que « pour l'année 2013, notre chiffre d'affaires de la publicité sera conforme, voire un peu supérieur à nos objectifs ». « Je pense que l'information gratuite est un non-sens. Il n'y a rien de gratuit dans ce bas monde, pas même la télévision ou la radio, pour lesquelles on paye une redevance. On revient sur le tout-gratuit car tout le monde est revenu dessus", se justifie-t-il.

En revanche, au Nouvel Observateur qui propose un site totalement gratuit, « rien ne bouge », indique-t-on. Le titre se dit plutôt concentré sur le prochain lancement de sa nouvelle formule papier, le 12 septembre. A cette occasion, le prix passe de 3,50 à 3,80 euros en s'alignant sur les deux autres titres.

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