C&A mène l’enquête sur la mode durable

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(© Trisha Downing, Unsplash)

Pour près de 2 Français sur 3 (65%) l’engagement des marques/entreprises en faveur du développement durable est un critère de choix important dans leurs actes d’achat mode/habillement. Aussi, à l’occasion du lancement de sa campagne Wearthechange pour une mode durable à la portée de tous, visible sur divers supports jusqu’en février 2020, l’enseigne de vente au détail C&A (51 000 employés, 1900 magasins dans 21 pays, 3 millions de visiteurs par jour) s’est intéressée à ces tendances de consommation et aux attentes des Français envers les marques de vêtements.   

Le développement durable, l’affaire de tous

2 Français sur 3 considèrent que le développement durable est un critère important dans leurs actes d’achats et ceux pour qui cet engagement est fort, sont attachés à trois dimensions de la mode durable : la fabrication respectueuse de l’environnement, les conditions de travail décentes avec juste rémunération des employés (60% pour ces deux critères) et au fait que les vêtements contiennent moins de substances toxiques (54%). Des critères qui varient en fonction de l’âge des sondés avec cette fois-ci, une majorité de 50 à 64 ans (65%) et de 65 ans et plus (72%) à se montrer particulièrement soucieux des conditions de travail des salariés / employés dans la fabrication de produits de mode, en comparaison avec 60% de personnes moins intéressées : les jeunes (49% de 16 à 24 ans), qui, en plus d'efforts de transparence, attendent une fabrication d'articles de mode sans produits d’origine animale (38% de 16-24 ans).  

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attentes

Aussi, pour en revenir à la notion de développement durable, la prise de conscience est généralisée, concernant aussi bien les femmes (68%) que les hommes (61%) à travers différentes catégories socioprofessionnelles (69% de CSP+ et 64% de CSP-). Le consensus est même trans-générationnel avec des résultats homogènes entre (quasiment) toutes les tranches d’âge (66%des moins de 35 ans et 66% des 35-64 ans). Seuls les 65 ans et plus semblent moins intéressés par le sujet (57%).

Une marge de progression tous secteurs conso confondus

De plus, même si les Français se montrent plus soucieux de l’environnement et prêtent davantage d’attention au critère durable lors de leur shopping mode, il existe encore une marge de progression dans la prise en considération au quotidien En effet, l’engagement des marques est davantage pris en compte dans d’autres secteurs de consommation (l’alimentation à 85%,  hygiène-beauté à  77%, technologie 70%).

Des efforts mais à quel prix ?

À l’inverse, du côté des consommateurs chez qui cet engagement manifeste est moins fort, ceux-ci sont freinés à l’achat de produits par leur prix (perçu alors comme trop élevé par 34%). D’autres sont freinés par le fait de ne pas connaitre de marque de mode engagée (28%), sinon par un manque de confiance envers ces marques de mode qui se disent engagées (25%). Autre tendance mentionnée par l’étude : 78% des consommateurs français ont déjà réalisé au moins une pratique de mode durable dans les 12 derniers mois. Reste un dernier échantillon, qui lui, explique ne pas vraiment savoir en quoi consiste le développement durable dans la mode. Alors, comment expliquer ces écarts ? Par le fait que derrière le concept de mode durable, les terminologies employées sont nombreuses : « éco-responsabilité », « éco-engagement », ou encore « durabilité » et recouvrent des dimensions aussi variées que le « made in », la traçabilité dans le procédé de fabrication, le traitement des employés, ou encore la pollution générée par ces activités. À titre d’exemple, 30% d’interrogés associent la notion de vêtement durable au « made in France » tandis qu’un quart d’entre eux y associent d’abord le fait qu’il soit fabriqué en coton bio ou autres matières naturelles. Près d’un Français sur 5 a ainsi acheté des tissus en coton bio au cours des 12 derniers mois. Enfin, il y a ceux qui là encore, ne font pas confiance aux annonceurs (se disant engagés).

Un changement d’habitudes parfois radical

Si les pratiques durables sont déjà bien implantées chez les consommateurs, celles-ci varient selon les profils de consommateurs (générations).  Bonne nouvelle, la mode durable s’est déjà fait une place dans le quotidien de 78% de Français et bon nombre d’entre eux ont déjà fait des achats dans les précédents mois. 49 % ont également fait l’effort de rapporter en magasin, ou de déposer des vêtements dans un collecteur dédié. Par ailleurs, la même proportion a déjà donné des vêtements au lieu de les jeter. Les adeptes du don étant à 61% des profils de 65 ans et plus. 

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Quant aux achats de vêtements d’occasion, ils rencontrent du succès auprès de 22% de consommateurs. Là encore, les intentions d’achat varient selon les sexes avec un intérêt grandissant pour l’achat de vêtements durables chez les femmes (76%). Les adeptes du DIY représentent même 37% de sondées, prêtes à fabriquer elles-mêmes leurs pièces. De manière globale et cette fois-ci sans distinctions, la transformation d’anciens vêtements pour les réutiliser intéresse 59% de sondés avec une majorité de moins de 35 ans. Plus pragmatiques cette fois-ci, les 65 ans et plus préfèrent s’orienter vers l’achat de vêtements de meilleure qualité (84%) et donner leurs vêtements au lieu de les jeter (79%).

C&A engagée depuis longtemps

À ces tendances, l’enseigne s’est déjà adaptée. Cela en renouvelant sa collection de jeans et des t-shirt avec la certification Cradle-to-Cradle qu’elle avait lancé en 2017 mais aussi en indiquant à sa clientèle porter une attention à la fabrication de ses doudounes et en ayant pour objectif 2020, d’atteindre 100% de coton plus durable dans ses collections ; enjeu de taille pour le secteur de l’habillement textile (objectif rempli à 71% à l’heure actuelle selon un communiqué).

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(©  mohammad saemian, Unsplash)

Méthodologie : L’étude a été menée auprès d’un échantillon de 1 086 Français âgés de 16 à 75 ans, représentatif de la population française sur les critères de sexe, âge, CSP de l’individu, région et catégorie d’agglomération. Celui- ci a été interrogé online via le panel Ipsos du 3 au 6 septembre 2019.

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