Comment les professionnels de la com font face à la crise du coronavirus ?

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(© Tianyi Ma, Unsplash)

Depuis le confinement, 57% des communicants postent beaucoup plus de contenus et 91% n’ont pas changé de plateformes de diffusion. Tels sont les chiffres issus d'une étude de PlayPlay, l'outil de création vidéo simplifiée pour les entreprises, qui souhaitait connaître plus en détail l’impact de la crise sanitaire sur le travail des professionnels de la communication. Dans le détail.

Etre confiné ne signifie pas geler ses activités. Au contraire, la période est propice à de meilleures réflexions quant à la mise en place de nouvelles stratégies de communication pour ses clients, lorsqu'on est un professionnel de la communication. Aussi, comme l'explique dans une étude, l'outil PlayPay, depuis le confinement, 57% des communicants postent beaucoup plus de contenus et 91% n’ont pas changé de plateformes de diffusion. Enfin, sur les 576 professionnels interrogés, seuls 11% d'entre eux pensent qu’il faut arrêter de communiquer pendant la crise. 

Le virus impacte les méthodes de travail

Toujours selon le document, 72% de ces professionnels déclarent que le confinement lié au coronavirus a un impact direct sur leur travail. Cependant, ces derniers sont loin de chômer. En effet, au delà de conférences, webinars et formations organisées à distance et en ligne, plus de 57% avouent qu’ils postent beaucoup plus de contenus sur les réseaux sociaux qu’avant le confinement. Et 32% en publient autant que d’habitude. Ils ne sont, par ailleurs, plus que 11% à avouer travailler moins qu’avant. Le télétravail est donc essentiel pour les employés de ce secteur, pour rester dans la course. 

Quels réseaux avant et après ?

Si sans surprise, Facebook arrive en numéro 1 des réseaux privilégiés par les communicants en France avec 77% de représentativité, YouTube accède à la seconde place (72%), juste devant Instagram ( 68%) puis LinkedIn (59%) et Twitter (51%). Cependant, si cette crise sanitaire bouleverse les processus internes et quelques habitudes de travail, il n'en est rien quant aux méthodes de diffusion des communicants, plus de 91% des sondés déclarant ne pas avoir changé de plateformes pour poster leurs contenus. Une notion qui s’explique facilement par le fait que l’audience acquise par leur travail, ne peut être modifiée aussi rapidement. L'idée étant toujours de pouvoir fidéliser un maximum de communautés, dont il n'est pas toujours facile de retenir l'attention, ou de conserver la confiance. 

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(© KOBU Agency, Unsplash)

Un engagement plus fort

Plus de 64% des interrogés ont également remarqué une nette augmentation de l’engagement de leurs publications sur les réseaux, contre 29% qui n’ont, pour le moment noté aucun changement. L'éthique est donc de mise.... 

La vidéo, pratique star du confinement 

Parmi les autres pratiques recensées, l'usage massif de la vidéo. En cette période inédite de confinement, son usage semble avoir explosé. C’est du moins ce que déclarent 67% des communicants, qui ont beaucoup plus souvent recours à ce média, qu'avant l'éclatement de la crise sanitaire. A noter que 26% s’en servaient déjà activement avant. Enfin, ils sont 7% à beaucoup moins l'utiliser. 

faire silence radio est contreproductif

Si certaines sociétés ont décidé de faire silence radio, les communicants ont un avis différent sur le sujet. Nombre d'entre eux estiment au contraire, qu'il est préférable de se montrer pro-actif et en phase avec l'actualité. Ainsi, à la question « personnellement, pensez-vous qu’il faille arrêter toute communication pendant cette crise sanitaire ? », 89% de sondés répondent unanimement « non » ! Une position ferme, malgré certaines difficultés techniques et organisationnelles à assumer, face aux problématiques sanitaires. Mais pour ce qui est de la stratégie de communication à adopter, les avis de ces sociétés divergent, 52% préférant pour le moment communiquer de façon exclusive sur le coronavirus, ayant arrêté leur ligne éditoriale habituelle, contre 7% qui ont conservé leur planning de contenus. Enfin, elles sont 41% a préférer, dans leur fonctionnement, faire un mélange des deux. Chiffre supplémentaire : 52% des marques préfèrent parler du coronavirus et ont arrêté leur ligne éditoriale habituelle. 

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(© visuals, Unsplash)

Marcher sur les oeufs

Néanmoins, la prudence est de mise lorsque la communication est sensible (santé notamment). Les communicants ne prennent pas de risques avec l’actualité.  En chiffres cette « marche sur les oeufs » se traduit par 46% de répondants qui décrivent le ton de leur communication prudent » et 31% d'entre eux qui se disent « sérieux ». Enfin, 21% préfèrent voir le bon côté des choses et restent « optimistes » lorsque 2% osent le tout pour le tout et vont jusqu’à jouer avec « l’humour ».

Parlons budget...

Même si les communicants travaillent plus, ils disposent de moindres moyens financiers. En effet, 67% avouent que leur budget dédié à la communication a baissé, contre 21% qui expliquent qu'il a stagné. Enfin, seuls 12% ont vu leur enveloppe augmenter.

Tout le monde n'a pas de bouclier

Autre observation : Seul 1 communicant sur 2 était prêt à affronter cette crise, soit 48% des communicants à s'être sentis préparés à cette situation. Une posture sans doute acquise dans leur carrière, suite à d’autres situations de crise (moins graves mais favorisant l’expérience). 

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(© freestocks)

La peur de perdre des clients domine

Bien loin d’être protégés, 46% des communicants pressentent que leur société risque de perdre de nombreux clients et ne doive, par conséquent, diminuer son budget communication. 29% craignent aussi de perdre leur emploi à cause de la crise sanitaire et 16% des sondés pensent qu’ils auront encore plus de travail suite à la mise en place du confinement. Enfin 7% pensent que leur société embauchera davantage de personnel pour mettre en place une communication post-crise

52% des marques préfèrent parler du coronavirus et ont arrêté leur ligne éditoriale habituelle Explosion de la vidéo : 67% des communicants l’utilise plus qu’avant Tonalité : 46% communiquent avec « prudence » et 31% avec « sérieux » Les budgets dédiés à la communication ont baissé pour 67% 46% craignent de lourdes pertes de clients de leur société. 

Méthodologie :  enquête menée auprès de 576 communicants entre le 2 et le 8 avril. Sondage effectué en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France regroupant plus de 22 000 personnes par email ainsi qu’en ligne sur les réseaux LinkedIn, Facebook et Twitter. Répartition des profils des répondants : chargé(e) de communication (14%), chef de pub (3%), chef de projet (10%), directeur de la communication (8%), chargé(e) des relations publiques (6%), community manager(14%), attaché(e) de presse (7%), responsable événementiel (1%), planneur (1%), directeur artistique (3%), concepteur rédacteur(6%), trafic manager (8%), RH et RRH (8%), directeur de clientèle (2%), social media manager (5%), autre (4%). Toutes les informations mises en avant par les personnes interrogées sont déclaratives. 

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