Extension des secteurs autorisés à la pub : le SNPTV pour une remise à jour du cadre réglementaire

Dans un communiqué, le Syndicat national de la publicité télévisée (SNPTV) qui regroupe les principales régies dédiées*, réagit à la sortie de certains acteurs de la presse, de la radio et de la publicité extérieur qui ont fait part le 19 novembre de leur opposition à l’extension des secteurs autorisés à la publicité. Sur le thème « il n’y a d’équilibre que dans le mouvement », le syndicat souligne que « sans modification de la réglementation, le déclin des médias traditionnels va se poursuivre ». Il pointe ainsi ces Gafa qui « accaparent » la quasi-totalité de la croissance du marché publicitaire, preuve selon lui qu’il « n’existe donc pas de lien entre l’évolution de la réglementation et la baisse des recettes de certains médias ». Le SNPTV s’appuie également sur l’ouverture partielle de la pub TV au secteur de la distribution qui en 2007, selon des données France Pub, avait permis la progression des investissements publicitaires dans les médias de +10,7%, la radio s’adjugeant +11% quand la PQR affichait alors +8%. Pour le syndicat, l’étude France Pub « réalisée par les acteurs opposés à toute modification de la réglementation montre elle-même que le secteur de la presse pourrait perdre près de 170 M€ de recettes du secteur de la distribution d’ici 2022 », relève-t-il. « Dont 12% seulement seraient liés à une évolution de la réglementation, risque par ailleurs non démontré », plaide-t-il encore. Pour lui, les évolutions réglementaires de 2007 et 2017, pour la distribution et le parrainage, se sont « globalement avérées positives pour le marché publicitaire et ses acteurs ». De quoi appeler, donc, à une « large remise à jour du cadre règlementaire » qui devient « indispensable ».

* : TF1 Publicité, M6 Publicité, FranceTV Publicité, Canal+ Régie, NexRégie, Lagardère Publicité, Amaury Media, Viacom et beIN Régie.

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