120 acteurs du podcast en appellent à la conservation d’un « écosystème ouvert »

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Plus de 120 producteurs et acteurs de l’univers du podcast ont publié lundi un manifeste pour garder un "écosystème ouvert" dans ce secteur, face au lancement de "nouvelles plateformes aux pratiques atypiques".   Alors que plusieurs plateformes comme Luminary ou Majelan se sont lancées ces dernières semaines, avec un cocktail de leurs contenus gratuits et d'autres payants, les signataires du manifeste publié sur le site "Podcast ouvert" veulent garder le contrôle sur leurs productions. Ils se disent "opposés à toute intégration automatique, sans accord préalable" de leurs contenus sur des plateformes qui en profiteraient pour leur promotion, en tireraient des revenus en intercalant des publicités, ou empêcheraient les auditeurs d'ajouter leurs podcasts préférés. Dans ce texte, ils se disent en outre « opposés à une augmentation du nombre de données (statistiques) récupérées sur l’usage des auditeurs », relevant qu’« agréger plus que le strict nécessaire (nombre de téléchargements/streams, nombre d’écoutes, durée d’écoute) constitue à nos yeux une violation injustifiable de la vie privée de nos auditeurs ».

Ces derniers mois, Radio France a par exemple demandé à Majelan, mais aussi aux applications de podcast de Google et Tootak de ne plus référencer ses émissions, qui sont pourtant librement accessibles via des liens sur le web (sous forme de flux RSS). La radio publique veut encadrer la diffusion de ses productions, comme elle l'a fait avec Apple, mais surtout attirer les auditeurs sur sa propre plateforme. Parallèlement, aux États-Unis, le New York Times, Spotify et d'autres producteurs ont demandé à Luminary de ne plus afficher leurs productions. Les signataires du manifeste demandent également aux autres acteurs du podcast (producteurs indépendants, maisons de production professionnelles, associations, radios nationales, régionales) de "ne pas +fermer+ l'écosystème, en enfermant ses contenus gratuits dans des applications qui seraient les seules à pouvoir les lire" et de "continuer de considérer le podcast comme un média décentralisé, interopérable, basé sur des technologies faciles d'accès et disponibles à tous".

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