Transition écologique : les 7 engagements du secteur de la pub extérieure

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Stéphane Dottelonde, président de l'UPE, lors de la conférence de presse en ligne du 2 mars 2021

L’Union de la publicité extérieure (UPE), qui regroupe une vingtaine d’opérateurs* et 80% du secteur, a présenté en ligne mardi ses engagements en faveur de la transition écologique, alors que se profile au Parlement l’examen du projet de loi portant « lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets ». Déjà à l'origine en novembre 2020 d'une étude sur l'impact environnemental du DOOH, elle a ainsi décliné ses ambitions de réduction d’émissions carbone ainsi que sur la promotion d’une communication responsable. L’UPE s’est donc engagée de « manière crédible, pérenne et transparente », souligne son président Stéphane Dottelonde, à réduire de 20% les émissions de CO2 de ses membres en 2025, par rapport à 2019, et à réduire celles-ci de 48% à l’horizon 2030, toujours rapport à 2019. Elle entend viser la neutralité carbone dans près de 30 ans, en 2050, « en recourant le moins possible aux mécanismes de compensation », relève-t-elle.

Parallèlement, l’UPE prend 7 engagements autour de la promotion d’une communication responsable qui se doit d’être « au service de la transition écologique », souligne M. Dottelonde. Dans ce cadre, l’Union annonce qu’elle affichera et promouvra « chaque année à titre gracieux et selon les disponibilités des plannings » une campagne publique d’envergure nationale qui ferait la promotion des comportements éco-responsables. À l’horizon du 1er janvier 2022, elle consacrera aux campagnes en faveur du climat, de l’environnement et de la biodiversité « une part significative » du volume global des campagnes que le secteur de la publicité extérieure dédie gracieusement chaque année aux causes d’intérêt général. À cette date, également, l’UPE ambitionne de consacrer une part du temps de diffusion des écrans numériques, « dans le respect des conditions contractuelles applicables à chaque univers et des choix éditoriaux de chaque opérateur », aux contenus non-publicitaires sur les comportements éco-responsables, ainsi qu’aux messages d’alerte (enlèvement, pollution, attentat, sanitaires…).

Quatrième engagement, proposer des conditions particulières accordées aux campagnes de communication faisant la promotion des usages et comportements durables selon les critères co-construits par un comité ad hoc composé de professionnels et de parties prenantes et validées au cas par cas par ce même comité élargi à l’UPE. « Ces conditions pourront prendre la forme d’une négociation tarifaire spécifique se substituant aux conditions générales de vente ou d’une bonification gracieuse du dispositif réservé », explique l’UPE qui souhaite en outre sensibiliser les acteurs de l’achat public et privé (collectivités territoriales, autorités organisatrices de mobilité et opérateurs de transport, bailleurs sociaux, établissements publics, foncières ou immobilières commerciales…) « en vue d’accroître la part de la notation environnementale et des critères sociaux dans les appels d’offre et consultations, et d’encourager l’utilisation de mobiliers rénovés », indique le président de l’UPE.

De même, le syndicat veut engager des actions de formation et de sensibilisation des collaborateurs des entreprises de publicité extérieure, notamment les équipes commerciales et marketing, ainsi que des parties prenantes de son écosystème, aux enjeux de la transition écologique et de la communication responsable. Enfin, il vise à sensibiliser l’écosystème, annonceurs et collectivités publiques, ainsi que leurs agences de communication, « sur les enjeux partagés d’une communication durable et de son cycle (éco-conception et éco-production des contenus diffusés sur les mobiliers papier et numériques).

Le suivi et la mise en application

Pour assurer le suivi et la mise en application de ces engagements, l’UPE ouvre sa commission RSE à des personnalités extérieures indépendantes pour échanger « en continu » sur ces enjeux, contrôler la bonne exécution des engagements pris et « proposer si nécessaire des pistes d’amélioration ». Un suivi qui sera assuré par la commission RSE de l’UPE, qui regroupe les directions RSE, commerce, marketing, technique et achats des adhérents de l’UPE. « Elle réunira son comité de pilotage trois fois par an pour s’assurer de la bonne exécution des présents engagements (…) Elle rendra public un bilan annuel exhaustif de ses travaux et actions ». Puis, l’UPE se dit « volontaire » pour inscrire ses engagements dans un contrat climat avec les pouvoirs publics associant l’ensemble des acteurs de la publicité, comme initié début décembre 2020 par les groupes NextRadioTV, M6, TF1, NRJ, Lagardère News ainsi que le GIE Les Indés Radios, le SIRTI, le SNPTV et le Bureau de la radio, sous l’égide et le contrôle du CSA.

*: Les membre de l’UPE : Affichage Fiacchetti, AffiOuest, Aloes RED, ANP, Avenir, Aventi Antilles, Clear Channel, Insert, JCDecaux, Lavaurs, Liote Publicité Lumineuse, Mediatables, Mediatransports, Samsag Affichage et Sedecca Caraïbes.

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